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Documents

Doc. 1 L’empreinte montagnarde et ses handicaps physiques

Plus des 2/3 de la région sont classés en « zone de montagne ». C’est dire la puissance du fait montagnard et l’importance des contraintes qui en découlent.
L’agriculture subit de graves préjudices, moins en raison des pentes souvent modérées, ni même de la médiocrité des sols que du fait d’un climat qui pénalise gravement les productions. Aujourd’hui encore, faute de mieux, la montagne a dû se convertir à l’herbe, l’élevage ne fournit que des résultats décevants face à ceux qu’obtiennent les bas pays.
L’isolement – lenteur et difficulté de la circulation – contraint en fait toutes les activités. La « topographie en creux », caractéristiques des massifs anciens, multiplie les gorges franchies au prix de longs et sinueux détours […]. Les progrès de la route moderne, au moins sur quelques grands axes, n’ont pas aujourd’hui encore rompu entièrement ces obstacles. L’Auvergne demeure enclavée sur de vastes espaces. Moyenne montagne trop haute pour rivaliser avec le bas pays dans le domaine agricole, trop basse pour bénéficier en contrepartie de la neige et des sports d’hiver qui enrichissent la grande montagne alpine, l’Auvergne est en fait doublement pénalisée dans le contexte actuel d’échanges concurrentiels.

C. Mignon. « Auvergne », dans La France et ses régions, sous la direction d’A. Gamblin, 3e édition actualisée, Sedes – 2000.

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Doc. 2 L’Auvergne, des produits de qualité


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Doc. 3 Évolution de la densité de population (1968-1999)

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Doc. 4 Le diagnostic de l’État et de la Région sur l’Auvergne

L’État et la Région ont établi un diagnostic partagé de la situation économique et sociale de la région Auvergne afin de mettre en œuvre des projets et des actions communs pour les sept ans à venir […] pour que l’Auvergne du XXIe siècle retrouve une dynamique démographique, économique et sociale, dans un cadre environnemental privilégié : tout doit être fait pour favoriser l’accueil de nouvelles populations, notamment actives.
L’Auvergne dispose d’un patrimoine naturel et culturel remarquable […]. La plaine céréalière de la Limagne et l’espace herbager de demi-montagne et de montagne, orienté sur l’élevage (viandes et fromages principalement), représentent 30 000 exploitations de production (dont 19 000 professionnels) employant 7 % de la population active, soit deux fois la moyenne nationale […].
L’industrie est bien présente (notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire, des biens intermédiaires). Avec une majorité de petits établissements, l’Auvergne compte également quelques grands établissements de 500 salariés ou plus […].
Les services aux entreprises et les technologies de l’information et des communications (TIC) sont des activités qui traduisent un dynamisme économique. Or celles-ci sont insuffisamment représentées en Auvergne et l’offre régionale de services ne couvre pas la totalité des besoins des entreprises qui s’adressent aux régions Rhône-Alpes et Île-de-France. […]
L’espace régional devient un territoire ouvert aux échanges routiers interrégionaux et européen. L’amélioration des liaisons ferroviaires avec Paris et Lyon reste un enjeu majeur. […]
Le diagnostic des forces et faiblesses de l’Auvergne conduit l’État et la Région à s’engager dans un contrat de projets en vue d’atteindre les objectifs prioritaires suivants :
– désenclaver l’Auvergne : améliorer l’accessibilité ferroviaire ;
– assurer le développement économique en conciliant développement durable et compétitivité ;
– développer les énergies renouvelables et mettre en œuvre un plan biodiversité et qualité des eaux ;
– mettre en place un volet territorial fort et équilibré.

Source : Extrait du Contrat 2007-2013 signé le 5 février 2007 par le Préfet de région et le président du Conseil régional sur le site Internet www.auvergne.pref.gouv.fr

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Doc. 5 La place de Jaude, coeur de l'agglomération clermontoise


© Aline Fryszman

Symbolique de la nouvelle image métropolitaine de Clermont-Ferrand, la place de Jaude affirme sa vocation de cœur d’agglomération et de pôle d’attractivité commerciale, avec ses 3,5 hectares rendus aux piétons et le passage de la première ligne de tramway.


 

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Doc. 6 Le renouveau de l’agglomération clermontoise

Les choses changent, la ville se métamorphose progressivement. En un an, l’agglomération vient d’inaugurer un stade d’athlétisme et un stade nautique couverts qui se placent parmi les tout premiers équipements français et européens. Dans les prochaines années, elle sera dotée d’une bibliothèque communautaire et interuniversitaire de 25 000 m2, d’un auditorium de musique pour accueillir l’orchestre d’Auvergne, d’un centre d’arts martiaux de haut niveau. Une nouvelle école des beaux-arts est en construction [inaugurée en 2006]. Avec la scène nationale La Comédie, créée en 1997, l’ouverture d’un espace pour les musiques actuelles, la coopérative de Mai, le Musée des beaux-arts transféré dans les murs magnifiquement rénovés du couvent des Ursulines à Montferrand, le Festival du court-métrage internationalement reconnu (130 000 spectateurs), un foisonnement culturel s’est emparé de la cité de Bibendum.
Le chantier du tramway, qui reliera en 2006 les quartiers Nord, populaires, et le Sud de Clermont-Ferrand, accélère la recomposition urbaine. […] La principale place de la ville, la place de Jaude, est en complet réaménagement. Une frénésie de construction s’est emparée de l’avenue de la République qui, en quelques années, a vu s’édifier le Polydôme (lieu d’exposition et de congrès), la coopérative de Mai, le centre diocésain et le Pôle santé République (regroupement de cliniques). L’Opac y mène un grand programme de logements. Le Conseil général y construit sa Maison de l’habitat et du cadre de vie. En 2008, un nouvel hôpital sera installé à quelques dizaines de mètres.
« Nous n’avons jamais mis en avant nos atouts, il faut que la ville reprenne confiance en elle. Nous avons ici 35 000 étudiants et 6 000 chercheurs, autant que Grenoble, mais c’est méconnu ! Nous ne sommes plus mono-industriel. Michelin externalise beaucoup : Capgemini, Ernst & Young se sont implantés ici, IBM est en passe de le faire », lance le premier magistrat clermontois […].
Objectif sous-jacent pour la capitale auvergnate : retenir les jeunes, qui ont tendance à partir une fois leurs études terminées, attirer des entreprises et changer l’image de la ville, desservie par ses façades en pierre de Volvic que l’on croit à tort noircies par les cheminées des usines. Le but semble en passe d’être atteint, comme en témoigne le récent « Palmarès des villes heureuses » de L’Express, qui classe Clermont-Ferrand au premier rang des cités les mieux adaptées aux familles, pour son dynamisme économique, ses systèmes de soins et d’éducation, son écrin de nature.

M. Robert et S. Jolivet, Les Échos – 9 janvier 2004.

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Doc. 7 Localisation des activités à Clermont-Ferrand

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Doc. 8 Une croissance démographique avant tout urbaine


A. Variation de la population 1990-1999

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B. Évolution récente de la population depuis 1999

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Doc. 9 L’organisation de l’espace de l’Auvergne



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Doc. 10 L’Auvergne profonde

Solitude des basses densités, anémie démographique, rareté des activités non agricoles, les hautes terres, trop éloignées des villes, appartiennent pour la plupart à ces régions en difficulté que l’on nomme aujourd’hui des « espaces fragiles ». Inégalement fragiles cependant.
Des « bastions agricoles » encore solides témoignent d’une relative vitalité. On les rencontre surtout dans les montagnes de l’Ouest, à moyenne altitude, dans les régions d’élevage laitier intensif bien organisées autour de forts appareils agroalimentaires. La Châtaigneraie cantalienne, les plateaux de Saint-Flour et du Devès, la région de Rochefort au flanc nord des monts Dore sont dans ce cas. La population décline, mais les hommes, les jeunes surtout, sont encore assez nombreux pour autoriser l’espoir.
Les espaces précaires, les plus isolés, les plus rudes (haute altitude ou sols pauvres sur cristallin) vont à l’abandon. L’agriculture périclite, la lande et la forêt gagnent sans cesse du terrain. Montagnes du vide, montagnes de vieux, ces pays se désagrègent. Dans le haut Livradois, le Forez, les plateaux de la Chaise-Dieu, la Margeride, des initiatives se manifestent cependant dans l’agriculture ou le tourisme, l’installation d’un atelier. Mais tout est ponctuel, disparate.  
Les « montagnes-ateliers » du Thiernois, de l’Ambertois et surtout de l’Yssingelais en font partie. Là, on vit de la petite industrie, enracinée dans la tradition de l’artisanat à domicile, modernisé depuis. Avec le travail du plastique qui a, depuis la guerre, relayé le textile et la « quincaillerie » en difficulté, la région d’Yssingeaux tient la vedette : près de 200 entreprises soutiennent un réseau serré de bourgs et petites villes très actives. Le succès est bien né de l’initiative locale, mais la proximité de Saint-Étienne a joué aussi un rôle évident (entrepreneurs, cadres, capitaux).

C. Mignon, « Auvergne », La France et ses régions sous la direction d’A. Gamblin, 3e édition actualisée, Sedes – 2000.

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Doc. 11 Le budget de la Région



Solidarité ! Dans un monde où les peurs alimentent tous les replis identitaires, le mot peut paraître décalé. En Auvergne, depuis le printemps 2004*, il a donné vie à des actions concrètes : solidarité en direction des plus pauvres, des exclus, avec le billet S,comme Solidarité, qui permet des réductions de 75 % sur le réseau TER, ou avec l’engagement de la Région dans des opérations de renouvellement urbain. Solidarité toujours avec le plan régional de développement des formations professionnelles, qui vient d’être approuvé et qui veut apporter des perspectives nouvelles à ces 131 500 Auvergnats subissant la précarité financière. Solidarité entre les territoires, avec les contrats Auvergne +, qui concentrent les aides régionales dans les pays les moins riches. Solidarité à l’échelle du Massif central, avec des projets touristiques en commun avec nos voisins du Limousin ou encore avec la mise en place d’une stratégie pour accompagner la filière bois.
Cette exigence de solidarité, confirmée par chacun des 82 engagements pris lors des Assises territoriales – un exercice de démocratie participative sans précédent –, se heurte cependant à des obstacles clairement identifiés et à des contraintes incontournables : la relance de Vulcania, la rénovation urgente de certains lycées qui ne peut plus attendre, sans passer sous silence les transferts de charges en provenance de l’État alors que toutes les compensations financières ne sont pas toujours au rendez-vous, pour la gestion de l’aéroport par exemple.

Source : MIAM, Magazine d’information sur l’Auvergne en mouvement – Janvier-février 2007.

* À l’issue des élections, le Conseil régional présidé par Valéry Giscard d’Estaing a basculé à gauche. René Souchon (PS) en est l’actuel président.


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Doc. 12 Les défis pour l’avenir

En ce début de XXIe siècle, l’Auvergne a de nombreux défis à relever. L’ouverture de la région reste à parachever pour faire de sa situation géographique centrale un atout pour le développement économique. Les perspectives démographiques et leurs conséquences, notamment en termes de renouvellement de forces de travail, conduisent à rechercher des solutions pour freiner le départ des jeunes et améliorer l’attractivité de la région. Les inéluctables mutations des secteurs économiques traditionnels et la modernisation du tissu des entreprises demandent anticipation et accompagnement. En matière d’aménagement du territoire, l’avenir de l’Auvergne passe par la recherche d’un équilibre voire d’une synergie, entre le développement de la métropole clermontoise et celui du reste du territoire. L’ensemble de ces problématiques est au cœur des réflexions menées par les acteurs publics.

B. Priou, « Synthèse de l’ouvrage collectif L’Auvergne : un diagnostic pour préparer l’avenir », INSEE Auvergne, La Lettre, n°8 – Septembre 2005.

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Doc. 13 Développer l’économie touristique






4 objectifs stratégiques à moyen terme fixé par le Conseil régional au Comité régional de Développement Touristique d’Auvergne.

• « Devenir une région leader du tourisme vert en France et en Europe
Tendance de fond qui répond à l’urbanisation croissante des modes de vie des Européens, le tourisme vert en croissance régulière. La destination campagne est en constante augmentation ces dernières années. Dans ce contexte, l’Auvergne et le Massif central doivent afficher leurs ambitions. Par ailleurs, l’offre d’un tourisme hiver permet à l’Auvergne de faire valoir ses atouts de destinations quatre saisons.
• Passer de l’image d’un tourisme contemplatif à un tourisme actif
Cet objectif répond à l’évolution des attentes et des comportements des clientèles qui privilégient de plus en plus un style de vacances actives. Sports, loisirs, culture, bien-être…, autant de moyens pour s’épanouir et trouver un équilibre.
• Relier la mission promotionnelle à l’acte de vente
[Le CRDTA délègue la vente à une agence régionale spécialisée] […].
• Valoriser l’identité spécifique de chaque territoire pour leur apporter une réelle valeur ajoutée touristique :
– sports d’eaux vives pour le Haut-Allier ;
– pêche pour le Cantal ;
– parapente dans la chaîne des Puys ;
– bien-être en station thermale ;
– vélo et patrimoine dans l’Allier ;
– randonnée et hébergement rural dans les deux Parcs naturels régionaux ;
– fêtes et festivals à Aurillac, au Puy et à Clermont-Ferrand.

Source : www.auvergne-tourisme.info : extraits du plan marketing et d’actions commerciales, CRDTA – 2004.


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Doc. 14 La Région s’engage pour la formation des jeunes non qualifiés

Suivant les exemples réussis des expériences menées en France et en Europe depuis 10 ans et conformément aux engagements pris lors des assises territoriales, l’Auvergne lance une école de la deuxième chance, l’E2C Auvergne. Elle sera présidée par Hamid Berkani, chef d’entreprise et membre du bureau de la Chambre de commerce et d’industrie.
L’École de la 2e chance est un instrument de lutte contre l’exclusion par l’éducation. Elle s’adresse aux jeunes de 18 à 30 ans sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification et ayant de réelles difficultés d’insertion sociale ou professionnelle. Premier critère pour intégrer l’E2C : la motivation personnelle. Les parcours sont totalement individualisés (durée, contenu…), l’objectif à la sortie étant d’intégrer une formation qualifiante, de signer un contrat en alternance ou un contrat « classique ».
Afin de réussir l’insertion professionnelle des jeunes, l’E2C s’appuie sur le monde économique local. Un club d’entreprises et d’institutions partenaires, le Club des 1 000, est en cours de constitution et rassemble déjà plus de 200 membres.
Originalité du projet auvergnat, l’école n’est pas un lieu unique mais est composée de 4 plates-formes départementales (Clermont-Ferrand, Moulins, Aurillac et Le-Puy-en-Velay).
L’objectif est d’accueillir 144 jeunes en 2006, 172 en 2007. Le budget est de 1,25 millions d’euros en 2006. Les participations de la Région et du FSE (Fonds social européen) couvrent 80 % du budget.

Source : site Internet du Conseil régional.

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Doc. 15 Développer les pays d’Auvergne



Le Conseil régional d’Auvergne met en œuvre une politique d’aménagement du territoire particulièrement ambitieuse. Dans le cadre de ce contrat Auvergne +*, elle entend ainsi soutenir d’une part les 7 communautés de communes existantes en Combrailles et d’autre part la structure porteuse du Pays (le SMAD des Combrailles). Ce contrat Auvergne + comprend près de 90 actions pour 3 années. Le coût total des projets est d’environ 30 millions d’euros sur lesquels la Région devrait apporter 6,2 millions d’euros. Une des opérations cofinancée dans ce cadre par la Région concerne la création des maisons de service publique avec une salle informatique à Giat et à Pontaumur, par la communauté de communes de Haute-Combraille. C’est une bonne chose que cette salle ait ouvert ses portes car à Giat, peu de personnes ont accès à Internet. Pour rechercher des informations, il n’y a pas plus rapide que le web !

Source : Lettre d’information du pays des Combrailles, Syndicat mixte d’aménagement des Combrailles – Janvier 2007.

* Développés depuis 2005, 90 contrats de développement durable du territoire Auvergne + sont actuellement en cours.

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